J'ai analysé

L’indicateur de développement humain du Programme des Nations Unies Pour le Développement, qui prend en compte le pouvoir réel d’achat, l’espérance de vie et le niveau d’éducation par habitant, plaçait en 2010 le Mali au 160ème rang mondial sur 169 pays.
La crise politico-sécuritaire de 2012 est venue aggraver la situation, au point que la plupart des indicateurs sociaux demeurent encore trop faibles face à nos besoins et nos légitimes attentes.

En dépit des améliorations indéniables dans la production céréalière, des risques de pénurie alimentaire liés aux fluctuations des productions céréalières (perturbations de la campagne agricole 2012, sécheresse, attaques d’insectes, etc.) confrontent encore les populations. Et l’accroissement de la population engendre diverses conséquences sur l’accès aux services sociaux de base (éducation, santé), sur l’agriculture, et l’environnement.
Même si l’on suppose un abaissement rapide dans la fécondité (4,0 enfants par femme en 2035), le nombre d’enseignants au fondamental (1er et 2nd cycles) devra être presque triplé en 30 ans. Dans le secteur de la santé, il faudrait multiplier par 6 le nombre de médecins, par 4 celui des infirmiers et par 9 celui des sages-femmes. Pour satisfaire ces seuls besoins de santé et d’éducation, l’Etat devrait dépenser entre 26% à 32% de la richesse nationale (contre 10% en 2005), soit 2 500 à 3 100 milliards de FCFA. Ces chiffres donnent à réfléchir et exigent des solutions innovantes.

De manière plus immédiate, les conséquences dramatiques de la guerre au Nord du Mali, où les régions sont constamment secouées par des attaques armées, des enlèvements de personnes ou de leurs biens, menacent le développement de ces zones à fortes potentialités agricoles. Si on y ajoute l’extension de cette insécurité au Nord-ouest du pays (zones de Dogofry, Niono, etc., il pèse sur notre pays une hypothèque inacceptable sur son intégrité, c’est-à-dire : sa sécurité, sa stabilité, sa paix intérieure, son unité, autant dire son avenir. La tache est rude et les défis ne manquent pas. Mais je suis persuadé que nous pouvons réussir. D’autres pays africains avant nous y sont arrivés.

Le Rwanda est sorti d’un conflit génocidaire avec un million de morts, soit le cinquième de toute sa population, et il a pu, en moins de quinze ans, se reconstruire et s’ériger en modèle de développement sur le continent. Le Cap vert a pu, après une longue lutte de libération, s’affranchir et bâtir sur une île de pierre un pays stable, démocratique, où il fait bon vivre.
Nos ancêtres ont bâti et régner pendant des siècles sur les grands empires d’Afrique de l’Ouest. De notre histoire et des expériences des pays émergents avec lesquels nous avons des relations de partenariat et d’amitié, nous tirerons les voies d’avenir.

Mais nous pouvons et nous allons réussir d’abord et avant tout en comptant sur les ressources humaines, culturelles et matérielles de notre pays. elles sont à la mesure de ces défis. Il faut les mobiliser et les utiliser avec audace et prudence: audace pour mettre en œuvre des solutions innovantes et validées, prudence pour s’assurer qu’elles sont adaptées à notre histoire, notre culture et notre spécificité nationale.

 
 
 
URD MALI - Union pour la République et la Démocratie
 
 



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