Au niveau international

Les initiatives et réalisations de Soumaïla Cissé au niveau international

Soumaïla Cissé à l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine : l’UEMOA, une réalité quotidienne des populations

Message de Soumaïla Cissé, ancien président de la Commission de l’UEMOA

L'institution d'un visa communautaire pour les personnes non ressortissantes de l'UEMOA et de la CEDEAO vise, entre, autres, à faire de l'UEMOA une destination privilégiée en Afrique de l'Ouest, fédérer les ressources financières et humaines, susciter l'investissement et promouvoir le tourisme.

Ces quelques exemples dont notre espace sous-régional peut se féliciter, prouvent quʼil est permis de rêver dʼune Union encore plus intégrée demain. Ce faisant, on peut légitimement rêver dʼun Mali plus prospère en harmonie avec son environnement sur la base dʼun bilan critique en ce cinquantenaire de son indépendance.

Ne lʼoublions guère, le sort du Mali reste intimement lié à celui de lʼUEMOA au sein de laquelle il a un rôle primordial à jouer, ce pour deux raisons essentielles. Dʼabord le passé glorieux dʼempires et de royaumes a laissé une empreinte positive dans la mémoire collective des maliens. Ils ont ainsi appris à vivre au sein des grands ensembles étatiques dirigés, tour à tour, par des groupes ethniques différents. Les systèmes dʼalliances rendus nécessaires pour défendre des territoires convoités ont favorisé les relations de solidarité entre les groupes.

Ensuite, le Mali, depuis lʼindépendance, a mentionné dans sa constitution quʼil est prêt à renoncer à toute ou partie de sa souverainetéau profit de lʼunité africaine. Le Mali, a compris très tôt que son économie nʼest viable que dans le cadre de grands ensembles. Son ap­partenance aux organisations régionales lui permet de multiplier ses sources de financement et sa coopération en matière de dévelop­pement.

En ce cinquantenaire de son indépendance, jʼinvite les uns et les autres à un bilan critique devant déboucher sur la définition des termes de référence dʼun programme permettant dʼaméliorer ce qui est déjà fait, de corriger ce qui est mal fait et de réaliser ce qui nʼest pas encore fait.

Vis-à-vis de la jeunesse, nous sommes porteurs dʼun devoir et dʼune mission. De même, nous devons œuvrer pour la promotion de la femme, ses droits et le respect de sa dignité. Il sʼagit pour nous dʼexaminer les problèmes de la société sous lʼéclairage de cette flamme citoyenne qui guidera nos esprits et nous permettra dʼinventer des solutions génératrices de bien-être et de progrès.

Il sʼagit dʼassurer un développement dans la vision dʼun Mali du centenaire en lʼan 2060, qui réponde aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.

Cette vision porteuse de mon ambition est à la mesure de mon engagement pour bâtir le Mali de nos rêves dans une Afrique unie. Elle est à la mesure de ma disponibilité constante à servir notre idéal partagé de vivre ensemble dans la paix et lʼharmonie.

Vive le Mali !

Vive lʼUEMOA !

Vive lʼintégration africaine !

Soumaïla CISSE, Ancien Président de la Commission de l’UEMOA


 

LʼUEMOA, une réalité quotidienne des populations

En créant, le 11 janvier 1994, lʼUnion Economique et Monétaire Ouest Africaine, les Chefs dʼEtat et de Gouvernement du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte dʼIvoire, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo, dans leur souci d’étendre à l’économie la solidarité quʼils partageaient déjà sur le plan monétaire, définissaient ainsi une nouvelle vision, pour faire entrer leurs pays dans lʼéconomie mondiale, en vue de relever les défis du troisième millénaire.

Cette vision, à savoir, réaliser lʼintégration économique et sociale des Etats membres au profit des populations, sʼest traduite par des missions spécifiques confiées aux organes mis en place, notamment la mise en place dʼun marché commun, la réalisation de la convergence des politiques macroéconomiques, lʼharmonisation des législations en matière économique et la coordination des politiques sectorielles. Une vision, dʼailleurs bien perçue par la Guinée-Bissau, qui a rejoint les sept Etats fondateurs, le 02 mai 1997.

Aujourdʼhui, seize ans après sa création, lʼUEMOA peut se féliciter, comme lʼattestent dʼailleurs les résultats acquis sur le terrain et le regard des différents partenaires, dʼêtre désormais perçue comme un modèle et une institution de référence dans le domaine de lʼintégration économique sous-régionale en Afrique.

Cette image, lʼUEMOA la doit, non seulement, à la pertinence des chantiers mis en oeuvre, mais également et surtout à une perception claire de son Président, du rôle managérial et dʼimpulsion que devrait jouer la Commission. Il sʼagit, notamment, dʼassurer le pilotage du processus dʼintégration des économies des Etats membres, en restant attaché aux réalités et besoins quotidiens des populations.


 

1994-2004 : la décennie des réformes

Les dix premières années de lʼexistence de lʼUnion ont été consacrées à la définition, à l’élaboration et à l’adoption des principaux programmes et politiques communautaires, afin de bâtir le cadre global de développement des initiatives dʼintégration définies par le Traité.

A cet effet ses principaux Organes et institutions ont été mis en place; ils sont totalement opérationnels et concourent, chacun dans son domaine, à la construction dʼun espace intégré : la Commission, la Cour de Justice, la Cour des Comptes, le Comité Interparlementaire, la Chambre Consulaire Régionale.

Parmi les autres acquis de cette décennie, on citera:

- le Pacte de convergence, de stabilité, de croissance et de solidarité mis en place dans le cadre de la convergence des performances des politiques macroéconomiques ;

- la libéralisation totale des échanges intracommunautaires, avec la suppression des droits de douanes pour les produits originaires ;

- le Tarif Extérieur Commun ;

- la politique commerciale commune et la législation communautaire de la concurrence ;

- lʼharmonisation des législations en matière de finances publiques, notamment sur la TVA, les droits d’accises, la fiscalité pétrolière, la nomenclature budgétaire des Etats, la comptabilité publique, ainsi quʼun code de transparence dans la gestion des finances et des marchés publics ;

- une politique agricole commune, avec un programme de sécurité alimentaire axé sur la production vivrière ;

- une politique industrielle commune, avec un programme de promotion de la qualité et un programme de restructuration et de mise à niveau de lʼindustrie ;

- une politique minière commune ;

- une politique énergétique commune, qui met lʼaccent sur les nouvelles sources dʼénergi ;

- une politique commune dʼamélioration de lʼenvironnement;

- un programme dʼaménagement et de construction dʼinfrastructures du transport routier et de facilitation des transports, avec la construction de postes de contrôles juxtaposés aux frontières des Etats membres;

- un programme dʼaménagement du territoire communautaire;

- un programme communautaire des transports aériens;

- un programme communautaire des transports maritimes;

- un programme communautaire de promotion de la femme;

- un programme communautaire de réformes dans lʼenseignement supérieur;

- un programme dʼactions communes pour la production, la circulation et la conservation de lʼimage.


 

2005-2015 : la décennie du concret

Consolider les réformes et programmes, oui… mais encore et surtout ancrer le processus dʼintégration dans le quotidien des populations, telle est la mission que sʼest assignée la Commission à partir de 2005. Une orientation guidée par la volonté et la détermination de son Président, Monsieur Soumaïla CISSE, à sa prise de fonction en 2004, de rendre lʼintégration visible pour quʼelle réponde aux besoins de ses bénéficiaires, mais néanmoins acteurs que sont les 90 millions de personnes qui peuplent aujourdʼhui lʼespace UEMOA. Pour y parvenir, deux directions principales :

I. faire de la Commission un outil de gouvernance moderne et efficace répondant aux sollicitations des Etats membres, des partenaires et des différents prestataires ;

II. mettre en œuvre effectivement, les programmes et politiques adoptés afin quʼils impactent la vie des différentes couches socioprofessionnelles dans le sens de lʼamélioration de leurs conditions de vie. Car cʼest en « touchant du doigt » les réalisations concrètes que les populations pourront chanter les vertus de lʼintégration conduite par lʼUEMOA.

Cette deuxième option a été marquée par la priorité accordée aux chantiers suivants :

- le Programme Economique Régional (PER)

Dʼun coût global de trois mille (3 000) milliards de francs, pour la période 2006-2010, dont la mobilisation a été consolidée à lʼoccasion de la table ronde des bailleurs de fonds dʼoctobre 2006 à Dakar, le PER regroupe 63 projets intégrateurs concrets dans les domaines des infrastructures, de la bonne gouvernance, de la construction dʼun appareil productif intégré et du développement des ressources humaines. Quarante quatre (44) projets sont aujourdʼhui en cours dʼexécution.

- Le programme dʼhydraulique villageoise

Il vise, à termes, la construction de huit mille (8000) forages positifs dʼhydraulique villageoise, à raison de mille (1 000) par pays, équipés de pompes à motricité humaine, afin de mettre à la disposition des populations en milieu rural et semi-urbain, non seulement de lʼeau potable pour la consommation humaine et animale, mais encore des espaces de production agro-maraîchères autour de ces points dʼeau. Aujourdʼhui, la phase pilote de trois mille (3 000) forages est achevée, à raison dʼau moins trois cents (300) forages dans chaque pays membre.

- Le programme de mise en valeur des terres de lʼOffice du Niger au Mali

Près de onze (11) mille hectares de terres sont en cours dʼaménagement pour un coût global dʼenviron quinze (15) milliards de francs, aux fins de production vivrière pour conforter la sécurité alimentaire dans les Etats membres de lʼUnion. Ces espaces seront mis à la disposition des agriculteurs originaires des huit pays membres de lʼUnion.

- La facilitation des transports

Cʼest la mise en oeuvre concrète du programme dʼaménagement et de construction des infrastructures de transports routiers qui se déploie en deux axes :

• dʼune part, lʼappui à la construction ou au réaménagement de routes, la construction dʼouvrages et de stations de pesage dans les Etats membres, la priorité étant donnée aux corridors communautaires Lomé-Ouagadougou-Bamako ; Ouagadougou-Niamey ; Bamako-Dakar, Abidjan-Bamako, Abidjan-Ouagadougou, etc. Les travaux sont en cours pour les stations de pesage aux sorties des ports communautaires, notamment Cotonou, Lomé, Abidjan, Dakar et Bissau ;

• dʼautre part, la construction de postes de contrôle juxtaposés aux frontières des Etats et la suppression des entraves de toutes sortes sur les axes routiers, afin de faciliter la circulation des personnes et des biens. Les postes de contrôles de Cinkansé (frontière Togo-Burkina, Kantchari-Makalondi (Burkina-Niger) sont déjà achevés et les études en cours pour les autres postes de contrôle dʼun programme initial de onze postes à construire aux frontières des huit Etats membres de lʼUnion.

- La lutte contre lʼérosion côtière

Ce Programme dʼaménagement et de gestion durable des zones côtières porte, notamment sur la lutte contre lʼérosion côtière et la gestion du littoral. Les actions dʼappui à la construction dʼouvrages de stabilisation de berges et dʼépis sur les côtes du Bénin, du Togo et du Sénégal ont été lancées.

- La résolution de la crise énergétique

Elle passe par une stratégie de résolution durable dʼune crise qui secoue depuis quelques années la plupart des Etats membres et qui se traduit par des délestages fortement préjudiciables au développement des activités économiques et à la sécurité des ménages. LʼUnion a ainsi engagé un programme à lʼhorizon 2030, dénommé Initiative Régionale pour lʼEnergie Durable (IRED) pour un coût global dʼenviron vingt (20) mille milliards de francs. Le Fonds de Développement Energie (FDE), fonds concessionnel dʼun montant de cinq cents (500) milliards de francs vise à financer les premières opérations de démarrage.

LʼIRED est un programme qui vise à rendre lʼénergie disponible (2008-2012), offrir une énergie compétitive (2012-2020) et instituer une offre durable (2020-2030). De façon spécifique lʼIRED devrait permettre dʼatteindre trois objectifs essentiels :

I. faire passer le taux dʼélectrification dans lʼUEMOA de 17% en 2007 à 80% en 2020, et à 100% en 2030 pour répondre aux recommandations dʼaccès universel au service de lʼélectricité ;

II. réduire le prix moyen de lʼélectricité dans lʼespace UEMOA à 30 FCFA/kWh à lʼhorizon 2030 et ;

III. accroître la proportion dʼénergies renouvelables et durables (hydroélectricité, solaire, biomasse, éolien) dans le parc de production de 36% en 2007 à 82% en 2030.

- La libre circulation des personnes et le droit dʼétablissement

Le fondement de lʼintégration est la libre circulation des personnes et des biens. En matière de libre circulation des biens, lʼespace UEMOA a été édifié en un espace sans frontières, pour les produits dʼorigine communautaire qui circulent librement ; en matière de libre circulation des personnes, il restait à consolider une tradition séculaire dʼhospitalité dans la région qui se manifeste aujourdʼhui par la présence des mêmes groupes linguistiques dans plusieurs pays, avec parfois des membres dʼune même famille établis dans différents pays dont les frontières ont été artificiellement délimitées par la colonisation. Dans ce cadre, et conformément aux dispositions de la CEDEAO à laquelle appartiennent tous les Etats membres de lʼUEMOA, les ressortissants des pays membres circulent librement, dans tous les Etats, sans visa et peuvent séjourner dans tout autre pays que celui dont ils sont originaires pendant trois mois, sans avoir besoin dʼun titre de séjour.

Pour consolider ces dispositions, lʼUEMOA a opté pour lʼadoption dʼun code des libertés et du droit dʼétablissement, afin de faciliter la jouissance du droit dʼétablissement pour les professions libérales. Une démarche progressive, par des textes élaborés avec lʼappui des différents corps socioprofessionnels et qui est aujourdʼhui consacrée par :

un ensemble de textes sur la libre circulation des personnes et le droit dʼétablissement pour les avocats, les architectes, les médecins, les chirurgiens dentistes, les pharmaciens, les Experts-comptables et comptables agréés ;

. lʼégalité de traitement en matière dʼaccès des ressortissants des pays membres aux établissements dʼenseignement supérieur;

. lʼinstitution dʼune période unique dʼorganisation, dans lʼensemble des Etats membres, des épreuves du Baccalauréat, premier diplôme universitaire;

. lʼadoption du système LMD (Licence-Master-Doctorat) par toutes les institutions dʼenseignement et de formation dans lʼenseignement supérieur;

. lʼinstitution dʼun visa unique dʼentrée sur lʼespace UEMOA, pour les personnes non membres de lʼUEMOA et de la CEDEAO ; depuis octobre 2009, le détenteur dʼun visa dʼentrée délivré par un Etat membre de lʼUnion, peut entrer et circuler librement sur le territoire des autres Etats : cʼest la première phase qui conduira vers la délivrance dʼun visa unique dʼentrée dans lʼespace UEMOA.

- une gouvernance institutionnelle axée sur les résultats

Lʼune des priorités depuis 2005 a été la modernisation de la gestion des Organes de lʼUnion, notamment de la Commission, pour en faire un organe dʼimpulsion et de dynamisation, en matière de conduite du processus dʼintégration. Cʼest ainsi quʼont été engagés :

I. au niveau de la gestion administrative et financière, la réorganisation des services, lʼadoption dʼun nouveau règlement financier axé sur la responsabilité, lʼefficacité et lʼefficience, selon la démarche de la gestion axée sur les résultats et de la programmation pluriannuelle, la gestion des ressources humaines, avec un accent sur la formation et lʼamélioration des conditions de travail ;

II. au niveau des outils de travail, la modernisation du système dʼinformation comportant un programme stratégique de développement informatique avec le renforcement de lʼinfrastructure informatique, la mise en place dʼun intranet, de la gestion électronique de la documentation et des archives ainsi que du traitement du courrier ;

III. au niveau de la visibilité du processus dʼintégration, le renforcement des actions de communication par lʼadoption dʼune charte graphique de publications, la création de nouveaux espaces de communication populaire comme le Tournoi de football de lʼUEMOA doté de la Coupe de lʼIntégration, lʼouverture des bureaux de représentation de lʼUnion dans les Etats membres (Guinée-Bissau, Côte dʼIvoire, Togo et, avant la fin de lʼannée 2010, Bénin, Mali, Niger et Sénégal), ainsi que la construction des sièges des différents Organes, notamment la Cour de Justice, la Cour des Comptes à Ouagadougou et, bientôt, le Parlement de lʼUnion et la Chambre Consulaire Régionale, respectivement à Bamako et à Lomé. Ces deux derniers Organes se verront ainsi dotés dʼinfrastructures fonctionnelles pour assurer davantage leurs missions au regard, surtout en ce qui concerne le Parlement, de lʼélection au suffrage universel de ses députés.

Enfin, malgré un environnement économique international peu favorable, marqué par les fluctuations des prix des produits pétroliers, le renchérissement des prix des produits alimentaires,

la crise énergétique et la crise financière internationale, lʼUEMOA, grâce à ses réformes, a pu enregistrer, entre 2004 et 2006, un taux de croissance moyen dʼenviron 4,0% ; sur la période 2007-2008, le taux de croissance réel sʼest établi à 3,3%, celui de 2009 étant de 3,0%.

LʼUnion sʼest également rapprochée des préoccupations des Etats membres, à lʼoccasion de perturbations économiques et de crises cycliques, des conséquences de calamités naturelles comme les attaques de criquets, la grippe aviaire, les inondations, la famine ; elle est intervenue par des appuis financiers directs aux Gouvernements, ce qui lʼa conduit à envisager la création prochaine dʼun fonds dʼurgence pour faire face aux calamités naturelles dont les conséquences sont imprévisibles sur la vie des populations.

Lʼun des axes majeurs de la décennie du concret demeure également le déploiement dʼune diplomatie discrète, mais efficace, dans le cadre de lʼassistance à la résolution des nombreux obstacles à la conduite des chantiers du processus dʼintégration et lʼouverture, tous azimuts, de lʼUnion à de nombreux partenaires bilatéraux et multilatéraux en Afrique, en Europe, en Amérique

et en Asie. Leurs appuis multiformes ont permis à lʼunion dʼengranger les acquis et succès qui lui valent aujourdʼhui dʼêtre citée comme modèle dʼintégration. Cʼest à juste titre quʼils méritent la reconnaissance de tous.

Le résultat de lʼensemble de ces initiatives est, quʼaujourdʼhui, lʼUEMOA est omniprésente dans toutes les rencontres et tous les foras où se discute intégration économique régionale, pour partager son expérience et son expertise.


 

LʼUEMOA, demain

Fort de ces acquis, en si peu de temps, lʼUEMOA se projette dans lʼavenir. Et lʼavenir pour lʼUEMOA, cʼest renforcer les acquis, assurer une réelle jouissance des fruits de lʼintégration, bâtir un espace qui répond à ce voeu quʼexprimait en 2009, un jeune élève béninois : «se rendre de Cotonou à Dakar, par la route, en une journée, en passant par Ouagadougou et Bamako, sans perdre du temps aux frontières, sans arrêts sur les axes routiers ; prendre un avion à Cotonou à 9 H, se rendre à Bissau, y traiter une affaire et être chez lui le même jour à 18 H ; sʼinstaller à Abidjan, pour exercer son métier, sans que personne ne lui oppose sa nationalité béninoise ».

Cʼétait son « rêve » à lui, et il souhaitait le voir réaliser en 2014, à lʼoccasion du 20ème anniversaire de la création de lʼUEMOA.

Ce rêve doit être notre rêve, à nous tous, et nous devons nous engager à ce quʼil devienne réalité, à cette échéance.

La Commission qu’a présidé Monsieur Soumaïla CISSE de 2004 à 2011 sʼest, en tous cas, projetée dans un horizon plus large, avec pour mission de faire de lʼintégration, dans tous ses aspects, une réalité quotidienne des populations réparties sur les 3, 5 millions de km2 de lʼespace UEMOA.

2010-2020, cʼest lʼhorizon quʼelle sʼest fixée et, grâce à un processus de dialogue qui allie compétences internes et expertise externe, elle met en place sa nouvelle vision, ses nouvelles missions, ses principaux axes et priorités stratégiques. Pour ce faire, elle sʼappuie, en interne, sur une Unité de Programmation Stratégique et un Comité de Stratégie. En externe, elle fait recours à un Panel de Haut Niveau, regroupant une dizaine de personnalités à lʼexpérience avérée en matière de développement et de vision prospective des défis du troisième millénaire, ainsi quʼà lʼexpertise scientifique dʼuniversitaires réunis récemment à Ouagadougou à lʼoccasion dʼun Colloque scientifique régional pour jeter des regards croisés sur ses différents chantiers du processus.

Un accent particulier est mis sur les ressources humaines capables de prendre en charge les défis de demain, dans un monde multilingue : la Commission sʼy attèle, non seulement par la formation continue du personnel des Organes dans ses diverses spécialités et en anglais, mais encore et surtout par la mise en oeuvre dʼun programme de recrutement de cadres juniors, dont la première promotion a pris service en février 2010.

Une seule finalité à cette démarche, assurer le développement de lʼespace UEMOA, à travers une économie intégrée et compétitive, en veillant au développement économique et social équilibré des Etats membres, conséquence de la solidarité, de la complémentarité et des avantages comparatifs de chacun dʼentre eux.


 

Le Mali et lʼUEMOA

Le Mali, avec ses treize millions dʼhabitants, constitue aujourd’hui un des piliers du processus dʼintégration de lʼUEMOA : cʼest la 3ème économie de lʼUnion Economique et Monétaire Ouest Africaine.

Sur le plan institutionnel le Mali a présidé la Conférence des Chefs dʼEtat et de Gouvernement de lʼUnion et le Président Amadou Toumani TOURE en a assumé la haute responsabilité suite au choix opéré par ses Pairs au Sommet de Ouagadougou le 17 mars 2009 et renouvelé le 20 février 2010 à Bamako. Le Mali a dʼailleurs déjà assuré ces charges en 2000 et 2001. En fait depuis la création de lʼUEMOA, en 1994 à laquelle il a participé, le Mali a été toujours présent, au plus haut niveau, à toutes les assises de la Conférence des Chefs dʼEtat et de Gouvernement. Cʼest dire lʼengagement du Mali en faveur du processus dʼintégration de lʼUEMOA.

Par ailleurs, le Mali abrite le siège du Comité Interparlementaire de lʼUnion, dont il a assumé la présidence, en la personne de Monsieur Touléma OUNDE de 2009 à 2011. Cette fonction a dʼailleurs été assumée par Monsieur Idi BORE et Monsieur Tiébilé DRAME. Quinze (15) milliards de francs, cʼest le montant de lʼinvestissment que lʼUEMOA va réaliser au Mali, pour la contruction, à Bamako, du siège du Parlement de lʼUEMOA, appelé à remplacer le Comité Interparlementaire. Le 20 février 2010, à lʼoccasion du 14ème Sommet ordinaire des Chefs dʼEtat et de Gouvernement, a été posée la première pierre de ce complexe.

Sur le plan économique, le Mali a un potentiel qui constitue lʼun des plus gros atouts de lʼUnion. Globalement, le Mali est la troisième économie de lʼUnion.

Il bénéficie aujourdʼhui dʼimportants financements et soutiens de lʼUnion pour ses programmes de développement. Globalement, on peut estimer que lʼUEMOA a contribué, depuis sa création, au financement du développement du Mali pour environ cent (100) milliards de francs, soit au titre du reversement des montants des moins-values de recettes douanières, soit à travers des subventions, des dons ou des appuis dans des projets comme les forages dʼeau, la construction de routes et de poste de contrôle juxtaposés, la mise en valeur des terres de lʼOffice du Niger, la culture du coton biologique, lʼenseignement supérieur.

 
URD MALI - Union pour la République et la Démocratie
 
 



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