Au niveau national

Les initiatives et réalisations de Soumaïla Cissé au Mali

 

 

 

 

Apres une belle carrière entamée en France, à IBM au groupe Pechiney, au groupe Thomson et à Air Inter dont il était chef du projet Informatique, Soumaïla nanti d’une forte expérience de gestion de sociétés françaises, décide de rentrer dans son pays pour servir et rendre au Mali ce qu’il lui doit.

 

 

EXPERIENCE MALIENNE

 

En 1984, Soumaïla Cissé courtisé et sollicité décide d’intégrer la compagnie Malienne du développement du Textile (CMDT), la plus grande Société Nationale du Mali; il devient coordonateur des projets Mali-Sud, en contact direct avec le monde rural pour assurer le développement de la filière coton, principal produit d’exportation et principale source de revenus du pays. Sa promotion sera immédiate à la CMDT : Directeur des programmes et du Contrôle de gestion, puis PRESIDENT DIRECTEUR GENERAL par intérim en 1991.

Au vu de ses performances à la CMDT, Monsieur Soumaïla Cissé a été nommé par les Autorités de la Transition, pour créer et gérer, l’Agence de Cession Immobilière (ACI), une Société Anonyme d’Economie mixte, au compte de l’Etat malien et de la Banque Mondiale.

L’ACI est chargée de la vente de parcelles, de la confection et de la délivrance des titres fonciers aux acquéreurs.

L’objectif de ce grand projet est de faciliter l’accès à l’habitat et aux installations connexes à la majorité des populations, afin de freiner ou au moins de diminuer la prolifération de quartiers spontanés.

Au vu de tout ce l’on sait de l’ACI, sans risque de se tromper, on peut dire que l’objectif est largement atteint.

 

CARRIERE GOUVERNEMENTALE

 

Gestionnaire confirmé, Soumaïla Cissé est un politique redoutable. Avec l’avènement démocratique, il fonde avec d’éminentes personnalités, l’ADEMA, parti Africain pour la solidarité et la justice qui fera élire Alpha Oumar Konaré à la Magistrature Suprême du pays.

Investi le 08 juin 1992, celui- ci nommera Soumaïla Cissé à ses côtés, Secrétaire général de la Présidence de la République, pour gérer les affaires publiques et les grands dossiers de l’Etat. Il a rang de Ministre.

La démocratie est instaurée mais l’Etat connait toujours des moments de turbulence.

En 1993, Soumaila Cissé fait son entrée au gouvernement comme Ministre des finances d’un Mali qui panse ses blessures après la Révolution de 1991 qui a vu la dégradation de son tissu social et économique.

A ce poste s’ajoutera le portefeuille du Commerce entre 1994 et 1997.

Argentier de l’Etat jusqu’en 2000, Soumaïla Cissé sera l’interlocuteur privilégié des partenaires au développement et l’artisan de la relance économique du Mali.

SEM Soumaïla Cissé est arrivé à la tête du Ministère des Finances et du Commerce au dernier trimestre de l'année 1993, en pleine crise économique, financière et sociale. La dévaluation du FCFA intervient des janvier 1994 entrainant la création de l’UEMOA. SoumaÏla CISSE en devient le premier Président du Conseil des Ministres, pour gérer cette ultime crise économique et Financière, pas seulement pour le Mali mais pour toute la zone CFA en Afrique de l’ouest.

La politique économique et financière qu'il a conduite au sein du Gouvernement de la République du Mali a été salutaire pour le pays. Ainsi, au plan extérieur, il a réussi à restaurer la confiance et la crédibilité du Mali auprès de la communauté financière internationale, tout en mobilisant l'adhésion des acteurs intérieurs tant du milieu des affaires et du milieu politique. Ces actions au plan de la gestion économique nationale ont touché à plusieurs domaines que beaucoup aujourd'hui ignorent.

 

A. Au plan international

Au plan international, Mr Cissé a négocié et mis en œuvre, le programme économique et financier du Mali appuyé par le FMI, la Banque Mondiale et les autres donateurs multilatéraux et bilatéraux, d'abord avec un Accord de Confirmation puis avec la Facilité d'Ajustement structurel (FAS), la Facilité d'Ajustement structurel renforcée (FASR) et enfin la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et pour la Croissance (FRPC).

Quand il quittait le Ministère des Finances, le FMI estimait que le Mali n'avait plus besoin de programme avec les institutions de Bretton Woods, ni de Représentant Résident du FMI. Le FMI a conseillé au Mali de conclure un accord-cadre qui lui permettrait de s'adresser directement au marché financier international pour couvrir les besoins de financement en investissement.

Sa capacité de négociation et sa force de persuasion étonnent et convainquent les institutions financières internationales, qui lui vouent un grand respect.

La mise en œuvre continue des programmes appuyés par la communauté internationale a permis au Mali de remplir un des critères clés d'accès au bénéfice de l'annulation de la dette multilatérale (initiative PPTE). En effet, il fallait réaliser avec succès (et sans interruption) trois programmes FAS ou FASR pour prétendre aux ressources du PPTE. En outre, le Mali n'était pas considéré comme un pays surendetté, Sur l'insistance de Soumaïla Cissé, l'analyse de viabilité de la dette après avoir été menée trois fois, contre la volonté des autorités du FMI et de la Banque Mondiale, le Mali a été déclaré éligible en septembre 2000 avec comme point d'exécution l'année 2003. Ceci a permis de réduire la dette extérieure du Mali de 85%, dès 2002.

C'était une vraie prouesse technique de faire bénéficier, le Mali, des avantages de l'annulation de la dette, alors que, rien ne prédisposait le Pays à remplir la condition-clé de dette insoutenable.

 

B. Au plan intérieur

La politique financière menée par Soumaila CISSE à conduit à la réduction de la dépendance vis-à-vis des aides budgétaires extérieures accompagnée d'une restructuration des flux en faveur de l'aide multilatérale. En 2000, l'Union européenne, la Banque Mondiale et la BAD étaient devenues les premiers contributeurs de l'appui budgétaire du Mali, marquant l'éviction de la France, de la Belgique dans le financement hors projet du budget de l'Etat.

L'élément caractéristique au plan intérieur est sans doute la mobilisation des ressources intérieures accrues, pour conforter l'indépendance à l'égard des financements budgétaires internationaux. Les efforts de mobilisation se sont étendus à toutes les régies financières.

Toutefois, il sied de mettre un accent particulier sur les résultats enregistrés au niveau des Douanes et de la Direction Générale des Impôts.

En 1994 encore, les agents des Douanes étaient frileux et démotivés dans le souvenir traumatisant des évènements de mars 1991. IL fallait redonner confiance au douaniers et les remettre au travail. Ainsi, en 1994, les recettes douanières prévues à 75 milliards de FCFA n'ont été que de 54,9 milliards de FCFA.

Il a été mené, sous l'égide de Mr CISSE, à travers le pays des sessions de formation aux règles du métier, à la mise en confiance, à la prise de conscience citoyenne pour emmener la Douane et les Douaniers à s'engager pour la cause du pays. Il a imposé le port de la tenue, construit de nouveaux locaux et informatisé tous les secteurs du service. Ce programme a payé.

En effet, ces efforts conjugués ont permis de rehausser le niveau des recettes douanières : de 54,9 milliards à 72,0 milliards de FCFA, en 1994, soit une augmentation de 31% en une année. Cette croissance des recettes douanières s'est poursuivie, à un rythme soutenu (en 1997 de 21%) jusqu'en 2000. Notons que la baisse des recettes douanières qu'avait entraînée le Tarif extérieur commun (TEC) mis en œuvre dans le cadre de l'UEMOA a été plus que compenser par les efforts des agents des Douanes plus engagés que jamais auparavant.

Une action particulière a porté sur les hydrocarbures pour lesquels un système de suppression des exonérations au cordon douanier, accepté par tous les bailleurs de fonds (après d'âpres négociations), a permis de porter les recettes douanières nettes (des remboursements) à plus 15 milliards de FCFA par mois.

En ce qui concerne la Direction Générale des Impôts, d'importantes réformes, dont le PAMORI qui ont concerné l'abaissement de certains taux et la consolidation de certains autres, ont permis d'élargir l'assiette fiscale et de mobiliser encore plus de ressources.

Les plus importantes ont été la baisse du taux de l'Impôt sur les BIC, et la consolidation de diverses taxes intérieures sur les commerçants en une seule vignette-patente. La consolidation de nombreuses taxes en une TVA à taux unique de 17% a été certainement un facteur de simplification de la fiscalité des transactions des opérateurs avec l'Etat et d'amélioration des relations avec les agents du fisc. Ayant toujours du flair, S.CISSE pour éviter toute déperdition, a initié la retenue à la source de la TVA pour sauvegarder les avoir de l’Etat

Dans le même temps, l'Impôt Général sur le Revenu (IGR) a été supprimé et remplacé par ITS de calcul plus simple et plus transparent tandis que la fiscalité s'est allégée sur les femmes salariées (mariées ou célibataires).

Par ailleurs l’attribution d’un numéro d’identification fiscale ( NIF ) aux contribuables a facilité la mise en place d’un système performant de gestion de taxe. Dans sa détermination à conforter les services de l’assiette et du recouvrement et les rendre plus performant, Soumaïla CISSE a restructuré les services des impôts en créant une sous direction entièrement consacrée aux Grandes Entreprises. Tous les services sont informatisés: c’est une révolution.

L'impact le plus significatif de tous ces efforts s'est ressenti au niveau des délais de paiement du Trésor Public dont les liquidités dans le système bancaire étaient passées de 30,8 milliards de FCFA en 1995 à 60,3 milliards de FCFA en 1996 et autant les années suivantes (1997, 1998 et 1999). Les paiements au Trésor Public étaient instantanés.


 

La dévaluation du FCFA

 

La gestion de la dévaluation est certainement le domaine où le Mali s'est singularisé dans la zone UEMOA et CEMAC.

Le premier fait frappant c'est la crise et les mouvements sociaux qui se sont déroulés dans tous les pays de la zone CFA, dans les mois qui ont suivi le choc monétaire. Le pays n'a connu aucun mouvement social suite à la dévaluation.

Au Mali, tous les acteurs ont convenu à l'initiative de Mr. Soumaïla Cissé, d'attendre 15 jours avant toute action, en particulier sur les prix et les stocks.

Ce délai d'attente a été mis à profit pour examiner avec les responsables de chaque filière (riz, mil, maïs, sucre, huile, lait, électricité, eau, téléphone, ciment, fer, produits pharmaceutiques, transport, loyer, et autres services, etc..) les modalités de répercussion des effets de la dévaluation et l'aide que l'Etat pourrait leur apporter dans la gestion de leurs affaires.

Le plan d'action a été mis en œuvre à la satisfaction de toutes les parties prenantes, chacune respectant ses engagements. Conséquence heureuse de toute cette politique sur les Finances Publiques, Le Mali était le seul pays créditeur auprès de la BCEAO, une première dans la vie de l’institution Financière régionale.

Le plan d'action s'est étendu, par la suite, aux marchés publics (en particulier les marchés de travaux) en cours d'exécution qui ont bénéficié d'avenants pour hausse de prix, dont le taux à varier entre 20 et 30% en fonction de l'avancement du marché.

Dans le cadre de l'assainissement des finances publiques, deux faits majeurs méritent d'être soulignés :

- l'apurement des arriérés extrabudgétaires accumulés par les DAF de 1960 à 1993 évalués à 132 milliards de FCFA entièrement apurés entre 1994 et 1995. Il s'agit de factures établies contre livraison de biens et de services par les opérateurs privés. Ceci a manifestement constitué une bouffée d'oxygène pour les petits opérateurs (en fait les ménages) qui ont fourni à l'Etat de petits équipements ou rendu des services ;

- le blocage des avancements de salaire des agents de l'Etat de 1980 à 1994 fonctionnaires estimés à 13,0 milliards de FCFA, payé entièrement, aux salariés, en 1994 à la suite de négociations avec l'UNTM.

Autre fait significatif, le Programme de Vérification des Importations (PVI), estimé annuellement à 4 milliards de FCFA était entièrement financé par le budget national. Le transfert de cette charge au secteur privé, en 1996, a amélioré grandement l'espace budgétaire. Ce programme qui a démarré en 1983, n'a pu être transféré au secteur privé qu'à force d'explication et de persuasion. Les bailleurs de fonds (y compris le corps diplomatique) y étaient fortement opposés. Aujourd'hui, les paiements du PVI sont rentrés dans les mœurs.


 

RESTRUCTURATION ET RELANCE DES ENTREPRISES

 

A la suite d’un vaste programme de privatisation conduit sur la période , il y a eu une forte contribution de Mr. CISSE pour la relance de certaines entreprises du secteur privé. Les entreprises les plus visibles sont dans l'hôtellerie (Salam et Grand Hôtel), les cuirs et peaux (TAO) et l'imprimerie (Graphique Industrie), l’ITEMA et l’Union Laitière du Mali, entre autres.

Dans le secteur bancaire, Mr.CISSE a réussi la fusion de la BMCD, cédée au Franc symbolique par la Société Générale, actionnaire de référence de la banque, et la Banque de Développement du Mali (suite à un appel d'offres international).

Il a également pris l'initiative avec grand courage de mettre aux arrêts le Directeur Général français de la Banque Internationale pour l'Afrique de l'Ouest (BIAO), après avoir établi que le nouvel actionnaire Grec, avait opéré un transfert d'argent très important à l'extérieur, qui n'était assis sur aucune une opération bancaire ou commerciale. Le nouvel acquéreur, qui n'avait libéré aucune part de capital, de la BIAO a été poursuivi devant les tribunaux et dépossédé de la propriété des actions.

Cette situation a amené l'Etat à se porter séquestre des actions de l'intéressé. La banque a changé de nom et est devenue la Banque Internationale du Mali (BIM-SA). Il s'agissait d'une situation inédite dans la zone Franc. Une banque entièrement privée retrouvait ses actions sous séquestre par l'Etat, sans être nationalisée, pour sauvegarder les intérêts des petits épargnants-déposants.

Du Ministère des Finances où la réussite a été totale, Soumaïla CISSE, aura en l’an 2000, la charge d’un Super Ministère qui comprendra l’Equipement, l’Aménagement du Territoire, l’Environnement et l’Urbanisme avec un challenge redoutable, celui de doter le pays d’infrastructures géantes en vue de l’organisation de la Coupe d’Afriques des Nations de Football, Mali 2002.

On se souviendra encore longtemps du succès de cette organisation.

En un temps record (moins de 2 ans) Soumaïla CISSE a relevé tous les défis, faisant du Mali un véritable chantier de réalisation.

 

Cinq (05) villes du Mali devant abriter les jeux ont été équipées d’infrastructures géantes :

1. Kayes : Un stade de compétition, un stade d’entrainement, l’aéroport DAG-DAG et des kilomètres des voies urbaines.

2. Sikasso : Le Stade BABEMBA, un aéroport, 14 kms de route à l’intérieur de la ville, des feux de circulation …

3. Ségou : Le Stade Amary DAOU, une avenue de 11 kms et des voies urbaines.

4. Mopti : Le Stade Baréma BOCOUM, aménagement et renforcement de l’aéroport HAMBODEJO, construction de nombreuses routes urbaines …

5. Bamako : Construction du Stade du 26 MARS et réhabilitation du Stade Modibo KEITA, Ouenzzin COULIBALY et Mamadou KONATE, de nombreuses voies urbaines désenclavant Bamako, de l’intérieur et de l’extérieur, embellissement de la capitale (échangeur de Babemba et accès à la route de Koulouba). Le Ministre CISSE a aussi initié le programme de 5km de route bitumée par ville secondaire sur financement BADEA

 

Dans le cadre du désenclavement intérieur et extérieur de nombreuses routes ont été réalisées, ou financées grâce au dynamisme de Monsieur CISSE.

On peut citer, la route de Bamako-Kati-Didiéni (162 kms), la route Didiéni-Goumbou-Nara (en terre moderne), l’étude de la route Bafoulabé-Kayes, le financement FED de la route Kayes-Diboli, le financement BID du pont de Gao, la construction de 24 bacs de traversée des fleuves, etc.

 

Dans le domaine de l’aménagement du territoire et de l’environnement, on peut citer entre autres :

- La définition de la Politique Nationale d’Aménagement du Territoire ;

- La création de la Mission d’Aménagement du Territoire ;

- L’opérationnalisation des évaluations environnementales (études d’impact environnemental et social) ;

- La prise en compte de l’environnement dans le processus de projets de développement des infrastructures et dans les schémas d’aménagement des Communes ;

- L’appui aux aires protégées et à la faune en renforçant le Parc National de la Boucle du Baoulé et en initiant le projet de la biodiversité qui protège les Eléphants du NGourma.

Avec le passage au Super Ministère des grands chantiers de l’Etat, Soumaïla CISSE boucle son cycle gouvernemental et attend la réalisation d’un destin … aux pieds de l’Olympe.

De tout ce qui précède, on peut qualifier l’homme : Soumaïla CISSE est un homme ouvert et généreux, avec une grande capacité d’écoute quelque soit l’interlocuteur.

Il a la décision rapide, concis et précis, il ne laisse aucun problème sans solution.

A tous les stades de sa carrière, il a su constituer et mettre au travail une équipe de professionnels motivés, créant ainsi un esprit de famille tout en gardant la rigueur du travail.

Dix ans au sommet de l’Etat, un parcours fleuri

 

 
URD MALI - Union pour la République et la Démocratie
 
 



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